La créativité

Aaah la créativité, si ce monde vous intrigue, que vous voulez tout savoir sur l’univers artistique et créatif, que vous voulez démarrer une activité mais que vous ne savez pas comment, alors, bienvenue.

Ici, j’explore différentes techniques, je teste et je vous explique tout sur tout. Chaque mois, une technique sera mise à l’honneur.

Différentes techniques:

La première que je voudrais vous faire découvrir est le mandala.

Mandala est un terme sanskrit, en tibétain, « Wylie » : « dkyil ‘khor », qui se prononce : « kilkor », signifiant cercle, et par extension, sphère, environnement, communauté. Les mandalas sont en premier lieu des aires rituelles utilisées pour évoquer des divinités hindoues. Le bouddhisme, héritier de ces pratiques, utilise également les mandalas pour ses rites et ses pratiques de méditation.

Dans le bouddhisme vajrayāna, il existe différentes formes de mandalas, structures complexes peintes ou sculptées en ronde-bosse utilisées pour la progression initiatique, ou bien encore diagramme fait de sable coloré qui est utilisé principalement pour la méditation. Le diagramme est dans tous les cas rempli de symboles ; il peut être associé à une divinité. Certains mandalas, très élaborés et codifiés, en deviennent semi-figuratifs, semi-abstraits, tel le Gohonzon de Nichiren.

Psychanalyse:
Des représentations structurées selon une double symétrie (carré, cercle) peuvent apparaître dans les rêves, fantasmes, dessins etc. Il s’agit de mandalas spontanés qui, selon Carl Gustav Jung (fondateur de la psychologie analytique) , représentent le Soi, archétype de l’entièreté psychique. Pour le psychanalyste, le mandala a pour fonction d’attirer intuitivement l’attention sur certains éléments spirituels, par la contemplation de l’ensemble et la concentration autour du centre. Jung pense que l’inconscient tourmenté peut tout de même générer spontanément des mandalas. Ces derniers symbolisent la descente et le mouvement de la psyché vers le noyau spirituel de l’être, vers le Soi, aboutissant à la réconciliation intérieure et à une nouvelle intégrité de l’être.

L’art:
Les peintures Thangka représentent généralement des diagrammes mystiques symboliques (mandala), des divinités du bouddhisme tibétain ou de la religion bön, ou encore des portraits du dalaï-lama. Ils sont destinés le plus souvent à servir de support à la méditation.

Le mot mandala, dans l’hindouisme, a les sens suivants : « 1) disque, cercle, sphère ; 2) toute figure géométrique apparentée au cercle ; 3) structure, forme d’organisation ; 4) dessin que l’on trace sur le sol ou sur un autre support à l’occasion de divers rites ». Jean Herbert et Jean Varenne, Vocabulaire de l’hindouisme, Dervy, 1985, p. 65.

Mon expérience:

C’est bien la théorie mais je pense que la pratique est ce qui va déterminer si vous aimez ou pas cette activité. Vous pouvez trouver de nombreux sites qui proposent des mandalas à imprimer. Des livres de coloriage sont en vente dans les librairies mais aussi dans les magasins de loisirs créatifs et pour les enfants.

Personnellement, j’ai testé les mandalas en sable, les coloriages, les objets décoratifs ainsi que le dessin. Je trouve que le dessin de mandala apporte énormément car c’est reproduire un schéma géométrique, constant et qui permet de me recentrer. Mon attention est tournée uniquement sur ce que je dessine, mon esprit est « capté » par le dessin. Des études ont mis en évidence que le geste répétitif est apaisant et relaxant. Dans de nombreuses activités créatives, c’est ce geste qui est recherché pour un bien-être général (esprit/corps). Pourquoi? Car le cerveau ne « se prend pas la tête » : le geste répétitif est simple, le cerveau a besoin de temps en temps de choses simples, de pouvoir décrocher du stress et du monde qui court parfois trop vite.

Le sablage m’a pas mal inspiré et, avouons-le, a un coté addictif. Deux possibilités s’offrent à vous, soit le sablage collé, soit l’éphémère. A vous de voir si, après votre création, vous savez l’effacer pour ensuite recommencer ou, si vous n’y arrivez pas, d’encoller les zones de sablage. Se sont aussi deux exercices différents utilisés dans le développement personnel. Le premier est un amusement, vous détachez chaque zone, doucement, sans se précipiter pour ensuite déposer délicatement le sable. Le mandala fini, vous pouvez l’exposer tel une œuvre. Pour le second, vous créez un mandala en y mettant une question, une angoisse, un sentiment dont vous voulez vous débarrasser. Une fois fini, vous balayez le mandala en même temps que vos soucis. Une troisième manière de créer un mandala est celui d’origine, mais l’utilisation est différente et je ne l’ai pas expérimenté, c’est pourquoi je vous ai mis le texte d’information en début d’article.

Voilà pour le mandala. J’espère vous avoir donné l’envie d’essayer. On se donne rendez-vous sur le groupe Facebook pour échanger.